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Un centre de l'agglomération orléanaise très exposé aux îlots de chaleur urbains

Suite à l'étude réalisée par des chercheurs du CNRS et de Météo France, France Info a publié en août dernier des cartes des grandes villes françaises permettant de visualiser les îlots de chaleur urbains. La carte de l'agglomération orléanaise indique une forte intensité du phénomène d'îlot de chaleur en situation de canicule bien au-delà de l'hyper-centre.

Cette étude confirme ce que nous savons tous et toutes en nous promenant l'été dans le centre d'Orléans : celui-ci, très minéral, est beaucoup plus chaud que ses périphéries et concentre des îlots de chaleur urbains (ICU).


L'ICU désigne la différence de température entre une ville et sa périphérie non urbaine (champs ou bois). Elle s'exprime en degrés. On parle, par exemple, d'un îlot de chaleur de +3°C. Ce phénomène est repérable en période de forte chaleur, surtout en fin de nuit, quand la ville n'arrive pas à se refroidir autant que la campagne environnante.


Ainsi, la carte classe tout le centre d'Orléans mais également une partie du Sud d'Orléans, de St Jean de la Ruelle et de St Pryvé comme étant à fort risque d'ICU. La structure du bâti (dense et élevé) comme le faible nombre de parcs sont autant de facteurs défavorables en cas de forte chaleur. On peut donc s'interroger sur la pertinence des choix passés d'aménagement très minéral qui ont accompagné la construction des 2 lignes de tramway (rue Jeanne d'Arc, place du Martroi...) et sur ceux en cours (Co'Met) comme à venir (Campus Madeleine sur le site de l'ancien hôpital).


Pour ce qui concerne Saran, seules deux petites zones sont considérées comme à risque non négligeable d'ICU : le Vilpot et Oréliance-Chimoutons. Ailleurs, le territoire communal dispose d'atouts forts qui constituent des îlots de fraîcheur : des étangs et des lacs ainsi que des bois, champs ou parcs qui favorisent le rafraîchissement nocturne (par évapotranspiration) des zones d'habitations environnantes.


Aujourd'hui, les espaces classés comme naturels et agricoles avoisinent les 800 hectares à Saran et représentent plus de 40% du territoire de la ville. Ils sont un élément majeur de la qualité de vie actuelle des habitantes et habitants. Ils sont aussi décisifs pour limiter les ICU en période de canicule, alors que le dérèglement climatique va multiplier les épisodes de forte chaleur estivale.

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