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Crise des carburants : Mathieu Gallois demande une réduction des tarifs TAO

  • Photo du rédacteur: Continuons avec vous pour Saran
    Continuons avec vous pour Saran
  • il y a 33 minutes
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Dans son éditorial du magazine municipal de ce mois de juin, le maire de Saran annonce avoir écrit au président d'Orléans Métropole pour lui demander de baisser temporairement mais significativement les tarifs des tickets et abonnements TAO.


Mathieu Gallois, maire de Saran et conseiller départemental du Loiret (photo d'archives : Continuons avec Vous pour Saran)



"Depuis plusieurs mois, la guerre entre, d'une part, les États-Unis et Israël et d'autre part, l’Iran, a provoqué une forte hausse du prix des carburants qui pèse lourdement sur votre quotidien.


Aller travailler, se déplacer loin, accompagner ses enfants à l’école ou aux activités, accéder aux services essentiels devient de plus en plus coûteux et de nombreux Saranais le ressentent en fin de mois.


Face à ce nouveau choc pétrolier, nous ne pouvons rester spectateurs.


Ainsi, j’ai écrit au président d’Orléans Métropole afin de lui proposer de réduire fortement les tarifs des transports TAO et des abonnements, de manière temporaire, pendant les prochains mois.


La Métropole dispose de cette possibilité majeure d'action que d'autres intercommunalités ont déjà mises en place. Une telle décision aurait un impact positif immédiat pour les usagers des transports en commun et en attirerait de nouveaux.


Dans le même temps, le gouvernement refuse de prendre la pleine mesure de l’urgence sociale que représente cette flambée des prix. Les aides annoncées le 21 mai dernier par le Premier ministre sont insuffisantes.


Des mesures beaucoup plus significatives doivent être prises et notamment le blocage des prix des carburants et de l’énergie. Mais, il faut surtout taxer davantage les grands groupes énergétiques, véritables "profiteurs de guerre", afin qu’ils contribuent davantage à l’effort national. Total ne cesse d'accroître ses profits. En déclarant ses bénéfices dans des pays à faible fiscalité, le groupe ne rend service qu’à ses actionnaires et laisse des millions de Français dans une situation extrêmement difficile financièrement. La taxation de ces superprofits n'est pas qu'une exigence morale : elle pourrait contribuer à la réduction des inégalités sociales, au maintien des services publics comme à la diminution de la dette de l'Etat.


La justice sociale s'impose d'autant plus en temps de crise. Refuser d'opérer maintenant des choix forts en matière fiscale, c'est l'assurance de nouveaux reculs de la puissance publique comme de l'aggravation des tensions dans le pays."



Mathieu Gallois

Maire de Saran



 
 
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