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Mathieu Gallois : "s'en prendre à une mairie, c'est s'en prendre à ce qui nous appartient à tous et à toutes".

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Continuons avec vous pour Saran
il y a 25 minutes
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Suite à l'appel national de l'Association des Maires de France, la municipalité de Saran a organisé un rassemblement citoyen ce lundi 19 octobre devant la mairie.


Mathieu Gallois, sur le parvis de la mairie de Saran, le 19 octobre 2026, entouré d'Emmanuel Duplessy, député du Loiret et d'élu-es de la municipalité.



Voici l'intégralité du discours prononcé par le maire de Saran.



"Bonjour à toutes et à tous,


Je vous remercie de votre présence en ce moment solennel décidé dans l’urgence compte tenue de la situation exceptionnelle dans laquelle se trouve le pays.


Les violences, les pillages et les attaques commis le 7 octobre dernier, en France, contre les mairies, les bâtiments publics et les commerces sont inacceptables. Ils ne peuvent en aucun cas être confondus avec les manifestations, qui elles, ont respecté l’ordre public. Bien au contraire, ces violences, ces pillages et ces attaques desservent les légitimes manifestations.


La municipalité de Saran condamne fermement toutes ces violences et exprime toute sa solidarité aux maires, aux équipes municipales, aux agents publics et aux commerçants touchés.


Je réitère fortement le fait que je condamne ces violences. Toutes les violences. Celles qui ont visé des personnes — des élèves, des enseignants, des agents, des policiers et des commerçants. Celles qui ont abîmé des établissements, les établissements de nos enfants. 


En ma qualité de maire de Saran, je m’adresserai personnellement cet après-midi au maire de Limoges, dont la mairie a été détruite par un incendie criminel, pour lui faire part de la solidarité de notre ville.


Une mairie c’est notre maison commune. Une mairie, ce n’est pas le bâtiment du pouvoir. C’est la maison de tous. S’en prendre à une mairie, s’en prendre à un lycée, c’est s’en prendre à ce qui nous appartient à toutes et à tous.


Ce samedi 17 octobre, des centaines de milliers de personnes se sont mobilisées partout en France pour dénoncer la vie chère, les salaires qui stagnent et les injustices sociales.Depuis 3 semaines, lycéennes et lycéens, étudiantes et étudiants ont fait entendre une exigence commune : pouvoir étudier dans de bonnes conditions et se construire un avenir meilleur.


Ces mobilisations pacifiques ont exprimé une colère profonde face à une politique nationale qui aggrave toujours plus les inégalités et qui obscurcit l’avenir.


L’intervention du Président de la République hier soir n’y a apporté aucune réponse concrète, ni sur la crise économique et sociale dont ses choix politiques sont responsables, ni sur son choix d'une doctrine de maintien de l'ordre qui exacerbe les tensions.


A l’inverse, avec ce rassemblement citoyen, nous voulons défendre et faire vivre la démocratie. Au-delà des appartenances politiques nous avons une responsabilité commune : défendre la République et ses valeurs, protéger nos concitoyens et nos concitoyennes, tenter de dépasser les profondes fractures que connaît aujourd’hui le pays.


Au quotidien, nos mairies, les agents territoriaux - dont je salue l’engagement et la présence ce midi- font vivre le service public au plus près de la population. Dès lors, tout ce qui affaiblit les services publics municipaux porte atteinte à tous les habitants et habitantes de ce pays.

Attribuer à tous les services publics et aux collectivités locales les moyens budgétaires dont ils et elles ont besoin pour remplir leurs missions est aujourd’hui vital pour restaurer la cohésion sociale et pour l’avenir de notre pays.


Vive la République ! 

Vive la France !"

 
 
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