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Loi immigration : une faute politique et morale

Le Conseil Constitutionnel doit statuer avant le 26 janvier prochain sur la constitutionnalité de la loi sur l'immigration approuvée le 19 décembre dernier par une majorité de député-es. Validé en l'état, ce funeste texte contreviendrait à de nombreux principes républicains.


Le buste de Marianne dans le hall d'accueil de la mairie

de Saran (photo : Continuons avec Vous pour Saran).



La loi sur l'immigration adoptée au parlement le 19 décembre dernier est la plus régressive dans ce domaine depuis la seconde guerre mondiale. En voulant faire passer à tout prix son projet controversé, le président de la République a honteusement multiplié les concessions à la droite, elle-même sous pression de l'extrême-droite. Au final, ce triste texte consacre la scandaleuse préférence nationale, remet en cause le droit du sol, l'accueil des étudiants extra-européens et des droits fondamentaux affirmés dans le préambule même de notre constitution.


Pourtant, Emmanuel Macron a été élu à deux reprises au second tour de l'élection présidentielle grâce aux voix de millions de Françaises et de Français qui, loin de partager son programme ultra-libéral, ont voulu faire barrage à l'extrême-droite. "Ce vote m'oblige pour les années à venir" proclamait même le président de la République au soir de sa réélection le 24 avril 2022...


Las, jamais un texte de loi n'a été aussi loin sous la Ve République dans la répugnante stigmatisation de l'étranger et sa désignation comme bouc émissaire ! L'extrême-droite peut donc logiquement exulter et célébrer "une victoire idéologique" sur un exécutif en panique...


Or, les consternantes dispositions de la "Loi Darmanin-Ciotti-Le Pen" ne résoudront en rien les conséquences des désordres du monde et notamment l'exil face aux guerres et aux dérèglements climatiques. Cette loi, qui aggrave les tensions dans notre pays, ne limitera en rien les migrations clandestines mais accentuera le désespoir de celles et ceux qui sont contraints de quitter leurs pays d'origine.


Enfin, ce texte, même s’il est possible qu’il soit partiellement censuré par le conseil constitutionnel, provoque une rupture historique du principe d’égalité devant la loi, en instituant une discrimination fondée sur la nationalité. Il constitue une véritable insulte à l'esprit des Lumières et aux principes républicains en vigueur dans notre pays depuis plus de deux siècles.


Cette loi est donc une faute politique et morale majeure, sur laquelle il faut revenir sans délai.


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