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  • Photo du rédacteurContinuons avec vous

Plus que jamais, nous avons besoin d’une politique nationale et de moyens pour rétablir la cohésion.

Suite aux dégradations qu’a connu Saran ces dernières nuits jours et en lien avec l'appel national de l’Association des Maires de France, la municipalité de Saran a invité élu-es, personnel municipal et habitant-es à se rassembler ce lundi 3 juillet, devant la mairie, à midi, pour appeler à la fin des violences et prendre le chemin de l’apaisement.

Maryvonne Hautin, maire de Saran et Mathieu Gallois, conseiller départemental, entourés des élu-es municipaux ce lundi 3 juillet, sur le parvis de la mairie (photo : Continuons avec Vous pour Saran).



Voici l'intégralité du bref discours prononcé ce lundi midi.



"Depuis quatre nuits nous sommes éprouvés par les violences qui touchent tout le pays, notre agglomération et notre ville avec une malheureuse escalade dans la nuit de vendredi à samedi où des individus se sont attaqués à la mairie, à la médiathèque et à des salles municipales…


Ces faits viennent s'ajouter aux véhicules brûlés, aux feux de poubelles, à la casse de vitrines, au saccage d'un petit commerce de proximité dans le Bourg de Saran jeudi soir.


Cette violence a émergé suite au décès du jeune Nahel touché par le tir à bout portant d'un policier qui le contrôlait. Face au décès d’un jeune de 17 ans, l’émotion ne peut qu'être immense et nos premières pensées vont bien sûr à la famille et aux proches de Nahel.


Si nous partageons la colère de toutes celles et ceux qui ont vu les images terribles du contrôle et du tir diffusées sur les réseaux sociaux, elle ne peut en aucun cas légitimer les violences choquantes de ces derniers jours et nous les condamnons fermement.


Cette colère ne doit pas se transformer en violences, mais, au contraire, en exigence de vérité et de justice pour Nahel. Or, la justice ne peut s'exprimer et se faire entendre dans ce climat de tensions.


Celles et ceux qui s'en prennent aux mairies, aux équipements et aux mobiliers urbains de nos communes, aux écoles de nos enfants, aux gymnases, aux locaux de quartiers, aux services de santé et de secours, à l'ensemble des services publics de proximité, comme aux véhicules personnels ou de transports en commun, s'en prennent à nos biens communs utiles au quotidien à toutes et tous.


Nous apportons tout notre soutien aux victimes. Il est inacceptable de s’attaquer aux élus et à leurs familles, aux fonctionnaires, aux commerçants et aux habitants !

Ensemble, montrons notre cohésion et notre attachement à notre ville, à ces nombreux équipements publics utiles à l'intérêt général pour vivre bien dans notre ville. Discutons autour de nous, convainquons les jeunes gens que nous connaissons de ne pas se laisser aller à la violence qui pénalise gravement l'ensemble des habitants. Gardons nos adolescents à la maison le soir.


Déclaration de Maryvonne devant les Saranais venus dire "Stop à la violence. Retour à l'apaisement"
(Photo : Continuons avec Vous pour Saran)

Mais, nous tenons également tout particulièrement à remercier la Police municipale qui depuis une semaine fait le maximum pour contrôler la situation. Je remercie également les différents services et agents de la mairie qui interviennent pour sécuriser les lieux, faire les réparations rapides, le nettoyage. D’une manière générale je remercie les services municipaux qui continuent d’assurer le service public dans l’intérêt de la population.


Plus que jamais, nous avons besoin d’une politique nationale et des moyens pour rétablir la cohésion nationale. Les choix libéraux ont précipité notre société vers l’individualisme et la précarité. Les droits élémentaires à l’éducation, à la sécurité, à la santé, au logement, aux transports, aux sports, à la culture et à l’emploi doivent être une réalité garantie par l’État et par les politiques des gouvernants. Les services publics sont les premiers vecteurs d’égalité et de justice de notre pays. Il faudra également garantir aux collectivités un fonds d’urgence pour la réparation des dégâts.


Dans un appel national que j’ai signé, aux côtés de 100 autres maires de ma sensibilité, nous exigeons un travail en profondeur pour arracher les racines du mal que sont l’inégalité républicaine et l’absence de cohésion sociale. Nous demandons au président de la République qu’il entende le cri d’une partie de la jeunesse et des élus locaux et y réponde par l’organisation d’un débat national sur la cohésion territoriale, contre les discriminations et les précarités afin de fonder le rassemblement républicain autour de solutions durables de progrès.


Je vous remercie vous toutes et tous de votre présence ici pour dire ensemble « Cessons la violence, retrouvons le chemin de l’apaisement »."

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